À la rencontre des étudiants Erasmus #2 : En-shan

La rédaction de VREN part à la rencontre des étudiants Erasmus de Sciences Po Bordeaux. En-Shan est taïwanaise ; son intérêt pour la culture française l’a menée jusque ici. Récit.

Tu me disais que tu voulais vraiment venir en France. Pourquoi ? 

Je viens de Taïwan. Je suis très intéressé par la culture française. Je prends des cours de français depuis trois ans : je voulais m’améliorer. Sinon, je m’intéresse beaucoup à la philosophie, surtout aux philosophes français. Je voulais donc tester la culture française par moi-même, le mode de vie peut-être pour mieux comprendre comment ils pensent ! 

Et comment ça va pour le moment ?  

Great ! Je suis très contente des cours. En Asie, l’enseignement est très vertical, en fait c’est juste un prof qui parle, et des étudiants qui prennent des notes. En France c’est un peu le même système, mais le style est quand même différent : les étudiants vont quand même réfléchir et débattre par moments, je trouve ça très bien. 

J’ai des fois du mal à prendre des notes mais les étudiants français n’ont aucun problème à partagent leurs notes, « i’m grateful for that ». 

Qu’est-ce qui t’a le plus plu depuis Septembre ? 

Voyer en Europe ! Il ya beaucoup de musées géniaux ici, avec des tarifs étudiants ou même gratuits.  Je suis allé en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique ; à Paris bien sûr. 

À Bordeaux aussi, « because of les journées du patrimoine », je vais au musée d’aquitaine ou au musée des beaux arts 

« I think les muséums is the best experience for me so far. »

Et sinon, ici, je suis dans deux associations. Je joue au badminton chaque semaine, et je vais aussi aux événements de l’asso de cinéma. Cette convivialité me plaît, c’est assez nouveau pour moi. 

J’aime beaucoup les fêtes. Ce que j’apprécie ici c’est que tu peux débattre, donner ton opinion, parler de culture. Par exemple parler d’un film. 

D’ailleurs, je regardais beaucoup de film français à Taïwan, ils sont plutôt réputés ; ce qui me fait rire ici c’est que les Français regardent plutôt des films américains ! Par rapport aux Taïwanais qui regardent quand même plus de films français, quand j’y réfléchis.  

Tu as un film français préféré d’ailleurs ?

Un film sur les manifestations étudiantes de 1968 à Paris, Après mai [un film d’Olivier Assayas]. 

Et tu aurais un film taïwanais à conseiller ? 

A City of Sadness (Hou Hsiao-hsien, 1989), Vive l’Amour (Tsai Ming-liang, 1994) et plus récent, The Great Buddha+ (Huang Hsin-yao, 2017). J’en dis pas plus, je vous laisse regarder.

Merci, j’espère que ça nous inspirera ! Revenons-en aux fêtes. 

Les Barbads sont très sympas aussi : l’ambiance est super, il y a eu une fête pour les maillots, ils nous ont donné du surnom 

« In Taiwan if you are shouting that’s no good for you.» 

Ce que j’adore, c’est que les fêtes se terminent très tard, j’ai l’impression qu’il y a toujours du monde jusqu’au matin. À Taiwan, si un appart est trop rempli, ou si on fait du bruit les voisins viennent très rapidement toquer à ta porte – je n’ai toujours pas vécu ça en France, heureusement ! 

Il y a quelque chose que tu veux absolument faire avant de repartir ? 

J’ai un peu voyagé, ça m’a donné envie de voyager plus ! Je suis loin d’avoir tout vu en Europe. 

On n’est qu’à la moitié, à peu près, mais quel bilan tu fais de ton expérience ? 

Taïwan me manque un peu, en fait. Je pense que je serai très heureuse de cette expérience française ; c’est super important pour moi, j’aime beaucoup rencontrer de nouvelles personnes. 

Ici je rencontre souvent des étrangers, on utilise beaucoup de stéréotypes pour nous définir mais j’ai compris qu’ensuite on découvre vite la personnalité, le plus important ! 

Et j’ai beaucoup aimé cette culture que je voulais découvrir, ce que je te disais au début. 

On entendait parler de vos grèves jusqu’à Taïwan. J’en ai vécue une en décembre – les étudiants ont bloqué sciences po, on ne pouvait plus rentrer, même les profs ! 

Ça va me manquer je crois. Dans la culture asiatique, les étudiants travaillent, travaillent dur pour gagner de l’argent et ne pensent pas à autre chose. En France j’ai vu que les étudiants réfléchissaient à leur qualité de vie. Ici, tu prends du temps pour tes hobbies, c’est une bonne chose !

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