À la rencontre des étudiants Erasmus #1 : Li

La rédaction de VREN part à la rencontre de nos étudiants Erasmus. Le premier d’entre eux, Li, vient de Chine mais étudie à Aston University à Birmingham. Il est en Erasmus à Bordeaux depuis septembre : récit de sa double aventure. 

© Augustin Pietron / VREN

Hello Li, comment ça va ? 

Écoute, ça va plutôt bien. Les gens me demandent comment ça va à Bordeaux, comment je m’acclimate. J’étais à Birmingham les deux années précédentes et  en comparaison je dirais que je n’ai même pas envie de rentrer. Je passe un super moment ici ; bon, il me reste un an au Royaume Uni, je vais devoir y retourner [rires]. 

« The Chinese system is wicked » 

Tu es une sorte de « double erasmus » en fait, puisque tu es un étudiant chinois au Royaume Uni qui fait maintenant un Erasmus en France. Pourquoi être parti, une fois, puis une deuxième ? 

J’ai commencé par fait un an d’études en Chine, mais le système chinois est pervers : si tu es un bon étudiant, tu peux choisir ton université, tes matières… Bon, apparemment je n’étais pas assez bon [rires].

On m’a donc mis en finance et comptabilité. J’ai fait un an, j’ai pas aimé, donc je me suis dit que j’allais partir à l’étranger pour étudier quelque chose qui m’intéresse vraiment : les sciences politiques. 

J’ai choisi l’Europe parce que justement c’était très différent. Je parlais un petit peu anglais, donc je me suis dit que le Royaume Uni serait une bonne idée. Ensuite, Bordeaux, c’est parce que j’en ai eu l’occasion ! 

Donc l’anglais aucun problème ; ça se passe comment l’apprentissage du français ? [Notre entretien est réalisé en anglais et traduit par votre serviteur, ndlr.] 

C’est vraiment une langue compliquée. Je pense que ça va me prendre un peu de temps mais je suis motivé.

Tu me disais que tu préférais Bordeaux à Birmingham ? 

C’est mon expérience personnelle, bien sûr. Je vais parler d’opportunités. 

Par exemple, j’aime le jazz – un soir j’étais dans un bar, il y avait un groupe ; j’ai essayé de parler avec un musicien qui « surprisingly » parlait plutôt bien anglais. Du coup, il m’a conseillé d’autres endroits et d’autres artistes. Franchement niveau musique c’est super intéressant. 

Qu’est-ce que tu fais ici que tu ne pourrais pas faire chez toi ? 

Par rapport au RU, je ne rencontre pas autant de gens intéressants justement. Ils sont un peu tristes à Birmingham [rires]. Et par rapport à la Chine, je m’amuse beaucoup plus : c’est lié au fait que mes parents ne sont pas là évidemment !

Ta meilleure expérience so far ? 

Je dirais que c’est les deux week-ends organisés par l’association sportive, en début d’année et le ski la semaine dernière. En fait, j’ai beaucoup de très bons souvenirs ! Mais comme tu poses la question comme ça, on va dire que c’est ce que j’ai le plus apprécié… 

Il y a quelque chose auquel tu n’arrives pas à te faire en France ? 

J’essaye de m’adapter à tout. Bon, je suis parti de Chine, beaucoup de choses sont différentes mais avec un tout petit peu de temps, on s’adapte. Ça n’existe pas vraiment le choc culturel quand on a la volonté de s’adapter.

« I wish I could live in this moment for ever » 
© Augustin Pietron / VREN
«I wish I could live in this moment for ever » 
© Augustin Pietron / VREN

Passons aux sujets qui chent. Qu’est-ce que tu penses de Sciences Po ? 

Bon, alors j’en ai déjà parlé avec des étudiants d’ici et on n’est pas vraiment d’accord. Ce que j’aime bien, c’est le nombre de matières qu’on a. À Birmingham il y en a beaucoup moins, ici c’est plus intéressant. 

Et puis personnellement j’aime bien le cours de Dario Battistella. C’est là qu’on est pas d’accord [rires]. En tout cas je pense qu’il est vraiment bon dans sa matière, à Birmingham on n’a pas d’aussi bons profs. 

Tu as des projets pour le second semestre ? 

Ok, je veux m’améliorer en français. C’est vraiment une langue difficile et on n’a que deux cours de FLE par semaine. Et sinon, continuer à vivre ma vie comme elle est maintenant, vraiment. 

Un dernier mot ? 

Je pense que cet échange est le « highlight » de mon parcours d’étudiant, c’est vraiment une super opportunité. Je suis heureux d’avoir pris la décision de venir ici, même sans trop parler français [« I’m working in it », précise-t-il]. C’est pas juste Sciences Po, c’est les gens que j’ai rencontrés ! C’est une expérience fantastique.  « I wish I could live in this moment for ever » 

Entretien réalisé par Augustin Pietron

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