Rhizomatique, l’asso qui fait entrer l’art à Sciences po

Depuis 3 ans l’association du BDA « Mouvement Rhizomathique » promeut l’art contemporain au sein de l’espace universitaire et initie des étudiants au commissariat d’exposition. VREN est allée à la rencontre des présidentes actuelles de l’association, Garance Mathieu et Adélie Fa, toutes les deux en première année de Master, à l’occasion de l’ouverture de leur exposition actuelle « Empreindre – de l’expression à l’impression ».

Pourquoi avoir voulu vous investir dans cette association ?

Adélie : J’ai découvert cette association en revenant de mobilité, à un moment ou je me sentais de plus en plus attirée par l’art contemporain et les métiers qui gravitaient autour de ce champ. La présidente, Flora , qui avait crée l’association m’a prise sous son aile et m’a fait découvrir le commissariat d’exposition. Ca prenait beaucoup de travail, mais j’ai vécu une très belle expérience qui m’a donnée envie à mon tour de faire vivre ce projet.

Garance : Quand l’association a été créée j’étais en mobilité en Bulgarie et j’essayais moi même de créer une association artistique dans un squat.. Je pensais donc intégrer rhizo dès mon retour pour m’impliquer dans la démocratisation de l’art. Au départ j’ai travaillé sur la partie appel à projet et catalogue, et puis quand on m’a proposé de reprendre l’asso avec Adélie je me suis dis que travailler avec une amie serait une occasion de renforcer nos liens, parce qu’on se connaît depuis longtemps, on vient toutes les deux d’Angers.

Quelles sont les principales missions de l’association ?

Adélie et Garance: Toutes nos activités convergent vers l’exposition qui se tient en ce moment, et cette exposition est riche de multiples dimensions.

Au début de l’année on présente l’association pendant la rentrée du BDA, on sensibilise à la scénographie. Cette année on avait crée notre white cub. Une fois qu’on a recruté notre équipe, on les répartis dans des pôles très autonomes.

Il y a le pôle médiation. Ils sont six et travaillent avec nos partenaires scolaires pour faire travailler des enfants autour du thème de l’exposition. Cette année les enfants (6e et CM2) ont travaillé autour du thème de l’empreinte, accompagnés de nos membres et des profs de français et d’arts plastiques. On peut voir leur exposition, qui est assez remarquable, à la médiathèque de Pessac. On organise des visites guidées de leur expo.

Notre pôle d’édition est également assez remarquable, il a permis de réaliser un catalogue d’exposition que l’on a pu financer grâce à un crowdfunding auquel de nombreuses personnes d’horizons variés ont participé.

On organise aussi un appel à projet qui nous permet de promouvoir la jeune création. On a retenu 6 candidatures cette année, qui sont exposées dans la galerie de l’Université de Bordeaux. Ils sont vraiment très talentueux.

Vous travaillez avec beaucoup d’acteurs ..

Adélie et Garance : Oui et c’est une des forces de l’association. Nous ne nous restreignons pas aux murs de Sciences po. Notre exposition cette année est présente sur 3 lieux : les murs de Sciences po, la galerie de l’Université de Bordeaux et la médiathèque de la Pessac.

La ville de Pessac s’est avérée être d’un soutien incroyable, ils nous permettent de nous insérer dans un territoire et de le faire dialoguer, en travaillant avec des professeurs ou le personnel de la mairie. On travaille aussi avec l’Artothèque pour l’emprunt d’oeuvres, le Crous ou encore Sciences po qui nous imprime les livrets de l’expo. Le BDA aussi et nos 25 contributeurs.

Comment avez vous choisi les oeuvres exposées ?

Tous nos membres ont contribué à la sélection des oeuvres. Au départ on leur a laissé étudié les oeuvres de l’Artothèque qu’ils aimaient, puis à partir de cette sélection on a choisi un thème global qui se décline en plusieurs sous thème. Cette année le thème retenu c’est « Empreindre » qui se décline en trois sous thèmes qui ont chacun leur espace : réminiscence / corps témoin / langage. Une fois notre sélection effectuée on a contacté l’Artothèque pour savoir quelles oeuvres étaient disponibles et empruntables.. cela dépend de la valeur de l’oeuvre que l’assurance peut prendre en charge et des disponibilités.

On voulait différents supports permettant de montrer différentes vérités présentes dans l’art contemporain.

Vous pensez que les étudiants prennent le temps de regarder les oeuvres exposées hors visites organisées?

On veut vraiment lutter contre l’incompréhension et l’austérité qui peuvent accompagner notre vision de l’art contemporain. L’idée est de créer une rencontre et seul un regard suffit. C’est important de faire venir l’art dans un lieu du quotidien, cela le rend vivant lui donne une vraie force de frappe.

Jusqu’à quand peut on la voir ?

Jusqu’au 26 février à Sciences po, et au 2 mars à la Fac et à la Médiathèque.

Vous avez des oeuvres favorites ?

Nitsch, les toiles sont impressionnantes ! Lulay aussi et sa photo argentique .. et Hubaut, notre dose de transgression !

On est vraiment contentes du résultat et on espère que les gens prendront le temps de lever la tête vers l’expo .. si vous nous suivez sur les réseaux sociaux vous pourrez voir nos infos sur les visites guidées !

Hortense Lugand

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